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C'est quoi l'amour?

Publié le par Accompagnant coach psychothérapeutes

Bonjour à tous,

Cette semaine, quelqu'un ma demandé c'est quoi l'amour? J'ai failli répondre le classique, " un fleuve de Sibérie", ou citer Jiddhu Krishnamurti " L'amour pourrait bien être l'ultime solution à toutes les difficultés des hommes entre eux, à leurs problèmes, à leur peine, mais comment nous y prendre pour savoir ce que c'est ?"   mais bon, ça fait prétentieux, alors je suis resté sans réponse. Ce soir, j'ai une inspiration qui donne ce qui suit:

 

 C'est quoi l'amour?

Ce mot si malmené, si trahi peut-il être, du haut de ses cinq lettres, expliqué, défini sans qu'il ne soit transformé, détruit?

En français nous n’avons qu’un mot, que chacun torture selon ses besoins: j'aime les glaces italiennes, j'aime ma fiancé, j'ai Dieu, j'aime la liberté, j'aime, j'aime....A croire que l'Homme est une machine à aimer. Y aurait-il en lui un territoire d'amour? Un souvenir d'amour?

En tout cas tout le monde en parle.

  

Les religions en donnent une définition parfois restrictive, parfois illimitée, la société moderne occidentale propose une définition autre, les philosophies encore autrement, et je ne parle pas de la psychanalyse ni de chacun d’entre nous. Alors, aimer quelqu'un, coucher avec quelqu'un, (et si c'est du même sexe ça complique?) échanger des émotions, des fluides corporelles,des prières, des objets, etc,  est-ce cela que nous appelons l'amour ?

Oui, c'est bien souvent cela, que nous nommons amour. On y met un grand ou un petit a pour se justifier.

Ces émotions sont, malheureusement si personnelles, si sensuelles, si limitées, que les religions se croient tenues de proclamer l'existence d'un amour transcendantal. Et là faut bien dire, que ça fout un merdier noir dans nos têtes, nos corps et …nos sexes. Les 3 religions du Livres (Juive, Chrétienne, Musulmane) ont voulu nous faire croire, que ce qu'elles appellent l'amour humain, (le corps à corps) avec ses plaisirs, était une horreur, voir une erreur. Bref, elles affirment qu'existe un autre amour, divin, sublime, intangible,etc... Vindediousse est d’où qu’il est chti là ?
L'amour serait il un mystère  ? les biologistes, sans doute jaloux, sont venu se rajouter à la cacophonie, pour embrouiller sans doute encore plus, nos questions.

Bien sûr, des plus malins que les autres, Freud et ses potes, pour profiter de ceux qui se croyaient perdus,  vinrent alambiquer le reste par des théories du genre : Aimer vraiment, c’est aller vers quelqu’un, non pas seulement pour son image (sa beauté, sa ressemblance avec tel ou tel), ni pour ce qu’il symbolise (un père, une mère, le pouvoir, l’argent), mais pour son secret. Ce secret que nous ne savons pas nommer, et qui va rencontrer le nôtre : un manque ressenti depuis l’enfance, une souffrance singulière, indéfinissable ?  Dit par le psychanalyste Patrick Lambouley, ça donne: « L’amour s’adresse à notre part d’inconnu . " Là je dit Chapeau l'artiste.

Et là, évidement, hormis aller consulter, il n’y à rien à faire !

 

Pour les psychanalystes, « Il y a un vide en nous qui peut causer notre perte, nous pousser à nous tuer. L’amour, c’est la rencontre de deux blessures, de deux failles, le partage avec quelqu’un de ce qui nous manque radicalement et que l’on ne pourra jamais dire. » L’amour vrai, ce n’est pas « Montre-moi ce que tu as » ou « Donne-moi ce que tu as pour combler ce qui me manque », mais plutôt « J’aime la manière dont tu essaies de guérir, ta cicatrice me plaît ». C'est grave docteur?

Un peu triste comme amour. 

Ainsi, « C’est la cause de la faillite forcée de bien des couples, observe toujours le célébre (si si, souvenez-vous, l'artiste de notre part d'inconnu)  Patrick Lambouley. Quand certains s’aperçoivent qu’ils ressentent encore une insatisfaction, ils s’imaginent que c’est parce qu’ils n’ont pas trouvé l’homme ou la femme qu’il leur “fallait”, et qu’ils doivent en changer. Ce n’est évidemment pas le cas. » Aimer vraiment, toujours pour lui, c’est dire à l’autre : « Tu m’intéresses. »  

Bon là déjà, moi je n’ai plus envie d’aimer, mais quand en plus Freud nous dit qu’aimer, c’est avoir peur, tout le temps, de perdre l’autre, comme il l'a fait sur plusieurs pages dans « Malaise dans la civilisation » (faut se le farcir ce bouquin), alors là je me sert un grand verre de gigondas.

 Pour lui, Aimer, c’est livrer un combat entre Eros et Thanatos : Désir de vie contre désir de mort. Je t’aime donc je te détruis pour que mon Moi reste tout puissant.

Pas folichon comme approche de l’amour.

Heureusement que des disciples du barbu autrichien ont dit des trucs plus vivants, bien que  tristes, comme Monique Schneider , philosophe et psychanalyste : « L’amour implique une prise de risque. Il suscite un phénomène de vertige, parfois même de rejet : on peut casser l’amour parce que l’on en a trop peur, le saboter tout en essayant de se confier, réduire son importance en s’attachant à une activité où tout repose sur soi-même. Tout cela revient à se protéger du pouvoir exorbitant de l’autre sur nous. »

Prise de risque ok, mais pourquoi absence de liberté ? L’amour ne serait donc qu’un combat d’ego, de Moi à Moi ? (à méditer).

Heureusement que non. Quelque soit l’amour, toujours pas défini d’ailleurs, Rien n’est écrit et tout est écrit. 

Il n’est pas enfermement ni même obligatoirement déclinant avec le temps.

 Il faut savoir le nourrir, ne pas exiger de satisfaction immédiate, accueillir dans la confiance et l’accepter l’inconnu ; donc la Vie !

L’amour nous redonne un statut d’enfant convaincu de sa toute-puissance, convaincu que s’il n’existait pas, le monde raterait quelque chose. L’enfant Joue pour de vrai ! Il ne fait jamais semblant. Le JEU est le JE. Seule l’adulte s’amuse (âme usée). D’ailleurs, dans notre société d’amusement comme la si bien expliqué Murray, il est intéressant de remarquer le nombre grandissant de célibataires sans amour quelqu’il soit… Alors, pour combler ce vide, de plus en plus de nos concitoyens se tournent vers des philosophies « News âges » qui vendent un amour salsa, c'est-à-dire fourre tout.

Il existerait un amour universel au-delà de tout, Oui, mais de tout quoi ? Existe-t-il un amour universel, sacré, et un autre profane, vulgaire ? Y aurait il un amour pour initiés et un amour pour les profanes ? Et si l'on aime l'humanité, peut-on aimer une personne ? Existe il une méthode pour apprendre à aimer ? Qui et pourquoi alors a créé cette méthode si elle existe ?

Avant de parler d’amour, ne devrions nous pas d’abord être Libre, Juste, afin d’être justement dans un amour non aliéné ni aliénant et de surcroît juste ?  Libre de ses croyances, ne plus chercher à réussir ni même a vivre « SA » vie. Peut-on jamais vivre « sa » vie ? Il y a la Vie! Vivre simplement n’est ce point déjà suffisant ? Vivre libre, c’est permettre, se permettre de vivre toutes les sensations, expériences, etc sans les juger. C’est ne rien attendre d’autre que de vivre.

Vivre c’est animer l’Eros, la force érotique qui anime la chair, qui donne la Vie. C’est Oser vivre pleinement, simplement, non plus sous la tutelle des ses pensées, mais en harmonie avec son corps, son esprit, son âme. C’est savoir se désengluer de son environnement, ses croyances, pour écouter et vivre ses « intuitions, ses inspirations". Je veux dire par là, être cohérent, honnête avec soi même. Cela demande de vivre dans la Confiance. Car sans celle-ci, il est impossible, d’être honnête, cohérent et donc de se libérer. Sans confiance, nous sommes injuste envers nous même et les autres. Sans confiance, l’éros ne peut s’exprimer : sans confiance NOUS N’OSONS PAS VIVRE, nous restons dans la peur de mourir sans avoir eu le temps de nous exprimer, c’est-à-dire AIMER !

«L'homme s'est lui-même enfermé jusqu'à ne plus rien voir qu'à travers les fissures étroites de sa caverne » nous dit William Blake.

Il est temps de sortir de nos cavernes pour être des Humains complets.

« La première expression de l'amour est de servir » nous ont dit beaucoup d’Elus. En aimant dans la confiance, malgré nos peurs, nous nous servons, nous servons l’humanité et aussi la Terre et l’univers. Celui qui sert dans l’amour, parce qu’il est libre et juste, ne pourra jamais détruire La Vie. Aimer n'est pas posséder mais se donner à la Vie !

Quand vous prenez le temps de regardez une fleurs, une belle chose vous vous servez !

Quand vous écoutez un enfant, un étranger, un ami, ou vous-même vous le servez et vous vous servez !

Quand vous marchez dans la campagne est que vous ramasser par exemple un détritus qui traîne, vous servez la Terre, les autres et donc vous-même !

Ces quelques exemples sont là, pour vous montrer que vous pouvez accéder au pouvoir de l'amour et vivre pleinement.

Un jour, quelqu’un à dit : « L’amour est là, dans les profondeurs de votre coeur; c'est votre libre choix de le découvrir. Un tout petit peu d'amour vrai fait plus que les plus fins discours. » Un autre encore, nous à encourager à « aimer son prochain et même ses ennemies comme soi-même ».

Nous avons oublié que nous avions depuis notre naissance, un savoir immense: Aimer.

Le bébé apprend (ou ne le sait il pas déjà ?) très vite à aimer. CHAQUE BEBE DU MONDE, fut il gros, beau, laid, de famille riche ou pauvre, sait aimer et aime. Avec le temps, certains adultes leurs apprennent à oublier cette force, à devenir des adultes "raisonnables, conscients". Pourtant, CHAQUE humain a été un bébé aimant. Il existe donc en nous une possibilité, une autre dimension qui s’appelle l’amour. Si nous avions la force, la confiance du moineau, le plus petit des oiseaux, qui a suffisamment d’estime de soi, de confiance dans la vie pour vivre malgré toutes les embûches, alors nous pourrions vivre de façon Libre, Juste et dans l’Amour.

En arrêtant de chercher l’amour, en ne le  désirant plus comme une chose extérieur à nous, en arrêtant de faire semblant d’être des adultes comme il faut, de chercher à tout contrôler, bref à se poser (re-poser ?) comme un bébé et juste vivre,  Alors nous pourrions retrouver l'amour qui est en chacun de nous.

Publié dans Spiritualité

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Enigme

Publié le par Accompagnant coach psychothérapeutes

Un pére veut donner son troupeau à ses fils


Il décide de partager son troupeau de 17 vaches entre ses trois fils. L'aîné héritera de la moitié du troupeau, le cadet du tiers et le benjamin du neuvième. Confrontés à l'indivisibilité de 17 par 2, 3 et 9, les trois frères vont trouver le sage du village.
Celui-ci, fin mathématicien, leur propose une solution qui, sans avoir recours à une boucherie, respecte les volontés du vieil homme.

Comment le sage s'y prend-il pour effectuer le partage ?

(Ne regardez pas la réponse tout de suite, cogitez un peu, laissez votre commentaire et puis vérifiez !)

 

 

 

En attendant une histoire de moines

Il y a une assez jolie histoire de deux moines qui marchaient de village en village. Ils rencontrèrent une jeune fille assise au bord d’une rivière, et qui pleurait. L’un des moines s’approcha d’elle et lui dit : « Pourquoi pleurez-vous, ma soeur ? » Elle répondit : « Vous voyez cette maison sur l’autre rive ? Ce matin j’ai traversé facilement la rivière à pied, maintenant elle a enflé, je ne peux pas rentrer chez moi, il n’y a pas de barque. - Qu’à cela ne tienne », répondit le moine. Il la prit sur ses épaules et la déposa sur l’autre rive. Or, deux heures après qu’ils eurent repris leur chemin, l’autre moine lui dit : « Frère, nous avons fait le voeu de ne pas toucher une femme. Tu as commis un péché terrible. N’as-tu pas éprouvé un plaisir, une intense sensation en touchant cette femme ? - Eh quoi ! repartit le premier, je l’ai laissée il y a deux heures ; tu la portes encore, n’est-ce pas ? »

J. Krishnamurti Se libérer du connu Chapitre 14 (p. 106-107)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

solution:

le sage, Donna une vache aux frères, le troupeau compta donc 18 bêtes: selon les voeux du père, le premier en obtient la moitié, soit 9 ; le deuxième un tiers, soit 6 et le dernier un neuvième soit 2. Et on fait la somme: 9+6+2=17. Les souhaits du père ont été respectés.
QUE FIRENT ILS DE LA 18 EME VACHE?????Personne ne sait
Aujourd'hui beaucoup de gens ont peur de donner, sans doute de peur de recevoir!

La peur de donner de soi, sa confiance, son amour, etc etc .C'est la peur de vivre et donc de prendre des risques. Notre civilisation créve de sa peur de prendre des risques, de sa peur d'aimer!!!!

Monique Schneider , philosophe et psychanalyste Explique que: « L’amour implique une prise de risque. Il suscite un phénomène de vertige, parfois même de rejet : on peut casser l’amour parce que l’on en a trop peur, le saboter tout en essayant de se confier, réduire son importance en s’attachant à une activité où tout repose sur soi-même. Tout cela revient à se protéger du pouvoir exorbitant de l’autre sur nous. »

Le sage à donner une vache aux fréres afin que ceux-ci arrivent à résoudre leur problème. combien de fois, pourrions nous résoudre des problémes en donnant un peu de temps, d'amour, d'écoute etc.

 

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