En 2009, j'ai écris ces quelques lignes...Depuis, je vis!
Le 15 avril 1985, je regardais distraitement à la télévision "Le Grand Echiquier". L'invité était Michel Jonasz. Aprés quelques belles chansons, le chanteur parla de son chemin
spirituel, sa découverte de Sri Aurobindo et Mère. Il évoqua celui qui pris leur suite et publia les carnets de Mère: Satprem*.
Une voix , dans cette émission retenti malgré sa douceur, celle de Satprem: "Qu'est-ce qui reste dans un homme quand il n'y a plus rien?"
Je ne peux expliquer pourquoi, mais j'ai gardé cette question.
je sais juste que j'ai vécu avec ce message, au fond de moi, pendant 25ans. Je le gardais, comme une flamme à entretenir.
Cette voix, fut pour moi comme un repére.Balloté comme tout à chacun par la vie, oubliant de faire mes propres choix, j'ai lentement, trés lentement, avancé sur un chemin que je croyais ne pas
être le mien. longtemps, j'ai cru, que ma vie était coupée en deux; d'un côté ce que "je devais faire pour survivre" (travail, relations sociales...) de l'autre ce que je pouvais faire
pour vivre (amour, amitié). j'ai cru dissocier les deux; d'un côté je subissais, de l'autre je choisissais. Et pourtant, rien de ce que je croyais subir ou choisir n'était totalement
en dehors ou en dedans de moi... Au milieu, une force, auquel je rattache ce message m'a permis d' Aimer toutes les parties de moi que je croyais, que je voulais distinctes.
Sans le savoir, depuis longtemps, j'avais commencé le chemin intérieur. Je l'ai compris il y a quelques jours. J'apprends à aimer, et à vivre avec ces "morceaux", dans leurs
multiplicités, leur diversité, afin de contribuer à leur unité, en m'entrainant à l'ouverture du coeur, loin des complexifications du mental.
Loin des religions, des spiritualités, "des matérialismes", les pieds dans la glaise, étape par étape, je me suis construit. Par le corps, et l'esprit, j'ai nourri mon âme,
en me disant c'est pas "Ca".
Toujours en marche, pas à pas, j'ai appris avec les autres, à transformer ma raison en une intuition ordonnée; j'ai trouvé mon propre moyens... Ce n’est ni une « quête
spirituelle », ni une fuite hors de la vie, mais au contraire un véritable voyage au centre de l’homme.
La voyage est PHYSIQUEMENT possible. Il n'y a ni magie, ni ésoterisme; il y a écoute et regard sincére vers nous même.
*Français, Satprem est né en bretagne. Marin, sa vie bascula une première fois quand, résistant, il est arrêté par la Gestapo. Enfermé un an et demi en camp de concentration,il en
ressort marqué, affaibli. Il part en Egypte et se retrouve finalement dans le sud de l'Inde, à Pondichéry, où il rencontre Sri Aurobindo et Mère, dont le message le bouleverse. Bien que
cet éternel marcheur reparte, il revient quelques temps plus tard en Inde pour devenir le confident de Mère et son héritier spirituel.
http://www.youtube.com/view_play_list?p=C958E3FDEF033DAE&search_query=satprem
Quand tu te prends à mépriser quelqu’un,
regarde dans ton cœur et ris de ta folie.
C'est un miracle que les hommes puissent aimer Dieu
Et pourtant ne parviennent pas à aimer l'humanité.
De qui donc sont-ils amoureux ?
Le monde tout entier aspire à la liberté et pourtant chaque créature est amoureuse de ses chaînes. Tel est le premier paradoxe et le noeud inextricable
de notre nature.
Sri Aurobindo