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La main ouverte, le blog de  l'accompagnement spirituel

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Relier patients et soignants


Au début du vingtième siécle, à 40 ans l’homme était un vieillard à qui il ne restait que  quelques années à vivre. En effet les conditions de vie et sanitaires laissaient une espérance de vie d’environ 44 ans aux Français. Un siècle plus tard les hommes vivent plus de 75 ans et les femmes plus de 85 ans (en moyenne).

Les raisons de ce gain important (vrai uniquement dans une  dizaines de pays au monde, les plus riches.) sont l’amélioration de nos conditions de vies mais surtout des progrès extraordinaires de notre médecine.

Tous, autour de nous, connaissons quelqu’un sauvé par le samu. Il y a 50 ans les problèmes cardiaques étaient quasiment toujours mortels. Aujourd’hui de nombreuses vies sont sauvées grâce aux miracles de la médecine.

Les chiffres parlent : Il y a plus de centenaires de nos jours qu’il n’y a en jamais eu.

Tout devrait donc parfait dans le meilleur des mondes. Et pourtant…

Les malades râlent de plus en plus et notre système médical ressemble de plus en plus à celui de l’oncle SAM.

Voilà pourquoi dans ce premier article, je souhaiterai faire la part des choses et relier ce qui se délie de plus en plus.

 

Les patients le sont de moins en moins. Leur niveau d’exigence devient de plus en plus élevé.

De l’autre côté, le schéma classique d’une médecine « technique », trop binaire n’est plus d’actualité.

La vision des choses où l’homme ne serait qu’un corps à réparer n’a plus de sens.

Oublier « l’âme », l’esprit du malade, pour le réduire à une maladie à traiter n’est plus supportable.

Qu’ils sont rares et précieux ces infirmières et médecins qui s’occupent aussi des émotions du malades. L’exemple le plus marquant vous l’avez tous vécu : Au fond de votre lit d’hôpital (cafardeux bien sûr), la porte s’ouvre, le professionnel médical entre (sans rien demander) vous fait « votre soin » (sans rien expliquer) et repart.

Son acte technique fait, il s’en va et ne se pose pas la question de savoir si il pouvait entrer, s’il il pouvait éventuellement enlever le draps de votre lit pour vous soigner, etc., etc.

Le pire est que bien souvent si vous lui faites la remarque, il répond pas le temps.

A quand des cours obligatoires de psychologie aux personnels médicale.

Rappelons qu’une étude clinique (1) tend à prouver qu’environ 75% des consultations chez le médecin sont liés aux problèmes des émotions que nous baptiserons stress (2),  et que celui-ci induits plus de risques mortels que le tabac.

D’ailleurs une enquête du  journal  Le Monde du 16 juillet 2002 et selon un rapport de l’Observatoire national du médicament, les Français sont les plus gros consommateurs au monde d’antidépresseur et tranquillisants.

Notre consommation de psychotrope  est 40% plus importante qu’aux USA et notre consommations d’anti dépresseur a augmenté de 100% en 10 ans.

Enfin nous restons parmi les plus gros buveurs d’alcool du monde, ce qui est aussi une façon d’échapper au stress.

 

Nous savons aujourd’hui que la sécrétion d’hormones de stress à un effet toxique sur les neurones Un stress permanent sur un long moment, « inonde » le corps de cortisol. A la longue, cela  agis comme un poison cytolytique. Les facultés d’apprentissage, de mémorisation deviennent moins performantes, les risques de surpoids augmentent etc.

Sur une longue période, le stress est un facteur aggravant de fragilité psychique.

Le corps médicale ne peut faire autrement que de prendre en compte cette nouvelle donnée.

En effet, la fragilisation des malades par des stress récurrents est trop souvent le lot commun des femmes et des hommes pris dans le grand tourbillon des soins.

Si généralement, les malades n’ont pas grand choses à reprocher sur la technique des soins reçus, il en est tout autrement sur la façon de les recevoir.

 

 

Alors même que d’un côté la médecine obtient des résultats merveilleux, de l’autre elle se déshumanise de plus en plus.

Être rationnel, ce n’est pas se couper des émotions, surtout de ceux qui souffrent.

De toutes petites choses peuvent être mises en place.

Ainsi, un patient acceptera un traitement plus facilement si on lui dit que 90% de ceux qui l’ont pris vivent encore 5 ans après que si on lui dit que 10 % des patients sont mort(3).

Ce qui revient au même logiquement.

C’est tellement simple, que cela choc. Encore faut il en avoir le temps et la formation…

 

 Je pourrais, ici, citer des centaines, voir des milliers de témoignages, de personnes qui si techniquement furent soignées, furent psychologiquement gravement touchés voir détruites.

 

Actuellement, le monde médical se trouve confronté à un problème majeur :

D’un côté des patients exigeants de l’autre des structures administratives purement comptables.

Une médecine de plus en plus complexe ne se satisfaire d’une gestion comptable. Cette gestion à un impact négatif sur l’ensemble de la profession, le manque de personnel étant le point le plus sensible.

La gestion déshumanisée des usines à soins (les hôpitaux) soumet le personnel à une surcharge de travail qui au final sera payé par le patient, en terme de stress.

Celui-ci le renvoyant aux personnels soignants, un cercle vicieux s’installe.

Il n’est plus rare de voir des services hospitaliers « décimés » par le burn out.


Même si je suis adepte et praticien en thérapie dites naturelles, je crois qu'il faut se battre pour que notre systéme médical reste  un des meilleurs du monde. C'est en reliant patients et soignants, thérapie naturelles et médecine moderne, techniques médicales et gestion du stress etc, que nous auront une médecine globale.
Ainsi nous ne consommerons plus des soins, sans y prendre part.


Si nous voulons garder, une nation en bonne santé, il est temps de la mobiliser sur la notion de prévention.

Cela est long, long chemin…

 

.

 

NOTES

1 : Cummings, N.A et Van den Bos, “The twenty year Kaiser permanente experience whit psychotherapy and medical utilization: Implications for national health policy and national health insurance, Health Policy Quarterly., et Psychiatric disorders in primary care, archives of General Psychiatry, n° 42.

2:  Grossarth et Eysenck (1995), “Self-regulation and mortality from cancer, coronary heart disease and other causes.

3: Antonio R Damasio, L’Erreur de Descartes, Odile Jacob,p83.

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F
Merci Jean Yves de cet article. Je suis entièrement d'accord avec ce que vous écrivez. Je crois que de + en + de personnes sont conscientes de cette évidence qui est de rapprocher les 2 médecines. C'est inéluctable, mais les lobbies sont puissants.<br /> Je suis ravie de votre blog qui me permettra de lire tous les articles intéressants que vous voudrez bien mettre en ligne<br /> Amitiés
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