DEPENDANCES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

VOUS AVEZ UN PROBLEME D’ABUS OU DE DÉPENDANCE

À UNE SUBSTANCE

QU’EST-CE QU’UN PROBLEME D’ABUS OU DE DÉPENDANCE À UNE

SUBSTANCE ?

L’usage de substances psychoactives pouvant donner lieu à abus et dépendance,

que l’on raccourcit en « usage de substances », est largement répandu dans la

population.

Les mécanismes fondamentaux de l’action des substances sur le cerveau sont

communs aux différentes substances, de même que les principales conséquences

pathologiques de leur usage.

Que vous consommiez des « substances » licites (alcool, tabac, médicaments

anxiolytiques ou sédatifs, stéroïdes anabolisants), ou illicites (cannabis, opiacés,

cocaïne, amphétamines, ecstazy), vous pouvez vous trouver dans l’un des cas

suivants :

-

 

l’usage simple

, sans conséquences dommageables, par exemple moins de 4

verres de vin par jour pour un homme, n’est pas pathologique. Il est

simplement à surveiller car vous risquez avec le temps d’augmenter votre

consommation et de passer dans l’une des catégories suivantes.

-

 

l’abus

: la consommation est devenue excessive et entraîne des dommages

pour votre santé (par exemple des infections bronchiques à répétition liées au

tabac), ou pour votre fonctionnement social (conduite en état d’ivresse par

exemple, ou ennuis au travail), de façon répétée.

-

 

la dépendance

: vous ne pouvez pas vous arrêter de consommer malgré les

inconvénients sérieux et permanents liés à cette consommation (par exemple

suppression du permis de conduire indispensable à l’exercice de la profession

à cause de l’alcool, conflits familiaux liés à la consommation d’alcool,

d’opiacés, ou de stimulants, dettes liées à la consommation de produits illicites

onéreux, problèmes majeurs au travail par suite d’intoxication ou d’absences

liées à l’alcool ou aux substances illicites…).

COMMENT S’EXPLIQUENT LES PROBLEMES ?

C’est l’impossibilité de contrôler la consommation malgré ses inconvénients

sérieux qui est au centre de la pathologie liée à l’usage de substances.

Elle résulte de plusieurs facteurs :

-

 

l’usage répété peut entraîner, plus ou moins vite, une habitude du cerveau à

recevoir régulièrement la substance ; dès qu’il n’en reçoit plus suffisamment, il

proteste en suscitant des sensations désagréables que l’on appelle

couramment «

 

le manque

».

La reprise de la consommation de la substance calme le manque. C’est ce

mécanisme qui explique l’urgence de la cigarette ou du petit verre du matin

chez les sujets dépendants du tabac ou de l’alcool.

-

 

les substances causent aussi du plaisir, et le désir violent de retrouver ce

plaisir (en anglais «

 

craving

») pousse aussi à la consommation malgré les

inconvénients. Ce craving peut être déclenché par des perceptions (dites

« conditionnées ») liées à la substance, et l’on utilise la connaissance de ce

mécanisme dans les stratégies thérapeutiques

-

 

les deux mécanismes, de manque et de craving, se combinent souvent

QU'EST-CE QU'UNE SUBSTANCE PSYCHOACTIVE ?

Alcool, tabac, cannabis, héroïne, cocaïne, etc. sont des substances psychoactives qui agissent sur le cerveau :

 

 elles modifient l'activité mentale, les sensations, le comportement. Leur usage expose à des risques et à des dangers pour la santé, et peut entraîner des conséquences dans la vie quotidienne ; leur usage peut en outre engendrer une dépendance ;

>> elles provoquent des effets somatiques (sur le corps) variables selon les propriétés de chacune, leurs effets et leur nocivité.

Le cannabis, la cocaïne, l'ecstasy, l'héroïne (.) sont des substances illicites : le code pénal en interdit et en réprime la production, la détention et la vente, conformément aux conventions internationales ; leur usage est également interdit et sanctionné.


Les médicaments psychoactifs (anxiolytiques, hypnotiques, antidépresseurs) sont prescrits par un médecin pour traiter des états d'anxiété, de troubles du sommeil, de dépression ; leur production et leur usage sont strictement contrôlés. Cependant, il arrive qu'ils soient détournés de cet usage thérapeutique, et l'automédication est fréquente.

L'alcool et le tabac sont des produits dont la vente est contrôlée, et leur consommation dans les lieux publics réglementée.

 

 

QUE FAIRE POUR LUTTER ?

Si vous êtes en situation d’abus ou de dépendance, vous devez bien connaître ces

sensations et les difficultés que vous avez à leur résister.

Votre

 

médecin,

s’il est formé au traitement des troubles liés aux substances, peut

vous comprendre

 

et vous aider

. Sinon, il pourra vous adresser à un médecin

spécialiste de ces troubles (cette spécialité est appelée addictologie et le spécialiste

est un addictologue).

Il est plus facile de lutter quand la consommation n’est pas encore trop

problématique, tant que vous n’êtes pas encore vraiment en situation d’abus

ou de dépendance. Le fait de consommer plus et plus souvent que vous ne le

souhaitez doit servir de signal d’alarme, de même que de petits ennuis de

santé ou sociaux, ou la mention par votre médecin que votre consommation

commence à poser problème.

Il existe des

 

médicaments efficaces

pour traiter les troubles liés à certaines

substances (opiacés, tabac, alcool), dans des conditions définies.

Pour les substances qui n’ont pas encore de médicament efficace pour leurs

troubles, le

 

soutien du médecin et des

techniques psychothérapiques

spécifiques

 

peuvent beaucoup vous aider aussi. On vous apprend par exemple à

éviter les lieux de consommation, les stimuli liés à la consommation (compagnons de

consommation, objets servant à la consommation, musique liée à la

consommation…). C’est difficile pour l’alcool et le tabac, présents partout dans la vie

sociale ; cela justifie l’interdiction de la consommation de tabac dans les lieux

publics ; pour l’alcool, on vous apprend des stratégies de refus et d’évitement. On

vous apprend que votre risque de rechute augmente avec le stress, et aussi avec les

circonstances festives. Les consultations servent à réviser tout cela et à renforcer les

stratégies positives.

L’arrêt total de l a consommation

 

est en général la meilleure solution. En effet,

l’essai de reprendre une consommation contrôlée, que vous pourriez souhaiter

comme un retour à la normale, est risquée dans les cas d’abus et de dépendance, et

débouche souvent sur la rechute. Il peut néanmoins constituer une étape vers

l’abstinence, ou un moindre mal.

Dans tous les cas il faudra

 

prévoir la possibilité de rechute

et décider à l’avance

avec votre médecin des mesures à prendre pour que vous vous traitiez à nouveau

rapidement auprès de lui.

POUR EN SAVOIR PLUS

http://www.drogues.gouv.fr

http://www.alcoolinfoservice.fr/

http://www.dependances.gouv.qc.ca/index.php?accueil

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