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Pleine conscience, en anglais « mindfulness ».

Publié le par Jean-Yves Degorre

Associant tradition orientale et thérapie cognitive, les techniques de la Pleine conscience, scientifiquement validées, aident aux mieux être, à prévenir la dépression, à guérir, à chasser le stress et l'angoisse.
Grâce à ces techniques, vous pourrez vous "deconnecter" des programmes mentaux automatiques "parasites" qui nous conduisent si souvent dans des états dépressifs, voir la dépression.
Selon l’OMS, 5 % des personnes habitant les pays « développés » en souffrent aujourd’hui, et 17 %  – une sur six ! – en subiront au moins une au cours de leur vie. Pire encore, ne cessant de progresser, elle devrait constituer en 2020 la deuxième cause d’invalidité après les cardiopathies, alors qu’elle occupe la quatrième place aujourd’hui. En France 17,3 % des hommes et 31,3 % des femmes avaient acheté en 2000 ( j'ai pas lesderniers chiffres qui doivent être encore plus hauts) au moins une boîte de médicaments psychotropes (somnifères, anxiolytiques, antidépresseurs), un record mondial qui se maintient année après année, tandis que le taux de suicide approche des sommets....
La méditation permet, d'éviter une dépression, en aidant le patient à recentrer son attention sur le moment présent. Plutôt que de se laisser sombrer dans un état de tristesse ou de rumination, le patient apprend à se concentrer sur quelque chose de neutre. Sa respiration, par exemple.

Il n'est pas question de spiritualité dans cette méditation.  Les techniques, basées sur la thérapie cognitive et la méditation de type mindfulness, qui signifie pleine conscience, ne requiert pas de compétences particulières. Chacun peut pratiquer avec un peu d’entraînement. Le programme d’apprentissage se fait sur huit semaines, à raison de deux heures de cours hebdomadaire dans des groupes d’une dizaine de personnes.

On parvient à diminuer de moitié le risque de rechute chez les personnes qui ont fait au moins trois dépressions. L’efficacité semble moindre après un ou deux épisodes de dépression. On ne sait pas exactement pourquoi.

"La compétence de base à apprendre consiste à découvrir un rapport différent à

ses propres pensées, sentiments, sensations. L’enseignement principal est

 

de devenir

conscient et de laisser être.

 

Cela signifie arrêter de s’impliquer dans ce qui se

raconte sans cesse en soi. Et aussi se libérer de « l’attachement – aversion » qui

actionne les schémas de pensées. Ce sont les tentatives continuelles d’échapper

au malheur, ou d’atteindre le bonheur, qui font tourner les cycles négatifs. Le but

du programme est de se libérer de cet enfermement. Rechercher le bonheur, les

sensations agréables, ou même l’évasion de sa condition serait se perdre dans les

méandres des attentes risquant par là même, de replonger dans les schémas conditionnés." Extrait tiré de

 

 

L’approche thérapeutique basée sur la pleine conscience (mindfulness), Un champ d’application possible, en psychomotricité. C. MUZELLEC1

 

 


"Nous sommes ce que nous répétons chaque jour", Aristote.
tout est dit je crois.



Alors, répeter chaque jour, je suis mal, je suis fatigué, je suis malheureux, je suis....
c'est renforcer l'état non désirer...
De la même façon "anticiper" les malheurs possibles ( "il est pas rentrer, il a du avoir un accident, ça va pas marcher, on va encore me refuser le poste, etc.) renforce nos sentiments négatifs.
Si un probléme doit arriver, il sera toujours temps de s'en "préoccuper".
Arrêtons de faire la vache!
Nos ruminations ne donnerons qu'un lait imbuvable.
Vivons pleinement! Seul le présent existe.

Méditer nous permet d'être ici et maintenant et d'y rester!

Je vous parlerai de raisin sec la prochaine fois.....

Publié dans Méditation

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"La méditation du lac", (Jon Kabat-Zinn),

Publié le par Jean-Yves Degorre

"La méditation du lac", (Jon Kabat-Zinn),

L'image de la montagne est loin d'être la seule parmi les nombreux supports qui rendent notre pratique

plus vivante et plus vraie. Nous pouvons également utiliser les images des arbres, des rivières, des nuages,

du ciel. L'image en elle-même n'est pas essentielle, mais elle peut approfondir et élargir notre point de vue

sur la pratique. Pour certaines personnes, l'image d'un lac est très positive. Cette image est

particulièrement adaptée à la posture allongée parce qu'il s'agit d'une étendue d'eau. On peut cependant

aussi bien la pratiquer en position assise. Nous savons que l'élément eau est aussi fondamental que le roc

et même que sa nature est plus forte que le roc car l'eau polit et attaque la roche. L'eau possède aussi la

qualité merveilleuse de la réceptivité. Elle se sépare pour laisser entrer qui veut, puis se referme. Si l'on

frappe la roche avec un marteau, en dépit de sa dureté ou peut-être à cause d'elle, elle s'effritera et se

fendra en plusieurs fragments. Mais quand vous frappez l'eau avec un marteau, tout ce que vous

obtiendrez, c'est un marteau rouillé... C'est révélateur du pouvoir de l'eau.

Pour pratiquer la méditation du lac, imaginez une large étendue d'eau contenue dans la terre. Notez dans

votre vision intérieure et dans votre coeur que l'eau se plaît dans les endroits creux. Elle recherche son

niveau et demande à être contenue. Votre lac pourra être profond ou non, bleu ou vert, transparent ou

rempli de vase. Tel un miroir, il reflète les arbres, les rochers, le ciel et les nuages. Parfois, le vent se lève

sur le lac, formant des vagues, petites ou grosses. Les reflets se brouillent alors et les rayons du soleil

étincellent de mille feux sur les crêtes des vagues. Quand la nuit tombe, c'est au tour de la lune de danser

sur le lac, ou, si la surface est calme, de s'y refléter avec les ombres et les silhouettes des arbres. En hiver,

sous la surface gelée du lac, la vie continue, cependant.

Quand vous aurez établi l'image d'un lac dans votre oeil intérieur, laissez-vous aller, étendu sur le dos ou

assis en méditation, à ne faire qu'un avec le lac. Tout comme les eaux du lac sont retenues par le bassin

réceptif creusé dans la terre, vos énergies sont portées par votre prise de conscience et votre compassion

envers vous-même. Respirer avec le lac, moment après moment, ressentant son corps comme le vôtre,

accepter que votre esprit et votre coeur s'ouvrent et reflètent tout ce qui se présente. Faire l'expérience des

moments de quiétude absolue pendant lesquels la réflexion et l'eau sont parfaitement calmes, et d'autres

moments quand la surface de l'eau est agitée, perturbant les reflets et la clarté du lac pendant un certain

temps. Continuer la méditation en observant le jeu des différentes énergies en vous: les pensées fugaces,

les sensations éphémères, les impulsions qui vont et viennent comme les ondes ricochent sur le lac au gré

du vent, des vagues; l'ombre et la lumière. Respirer les odeurs, regarder les couleurs changeantes.

Est-ce que vos pensées et vos sensations troublent la surface du lac? Est-ce que le clapotis de l'eau

remuante représente pour vous l'un des aspects essentiels d'un lac ? Pouvez-vous vous identifier non

seulement avec la surface mais au-dessous, avec toute la masse de l'eau ? Vous n'éprouvez au fond que de

faibles ondulations même quand la surface du lac est agitée au point de paraître blanche comme l'écume.

De la même manière, dans votre pratique et votre vie de tous les jours, vous vous identifierez non

seulement avec le contenu de vos pensées et de vos sentiments mais aussi avec le vaste réservoir

inconscient sous la surface de l'esprit conscient. Dans la méditation du lac, nous avons l'intention d'être

conscients et d'accepter tous les attributs de l'esprit et du corps, tout comme le lac reflète le soleil et la

lune, les arbres, les rochers, le ciel et les nuages, les oiseaux, tout un environnement caressé par l'air et la

lumière qui mettent en valeur le scintillement de l'eau, sa vitalité, son essence même.

Publié dans Méditation

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Le massage accélère le développement cérébral des nouveaux-nés

Publié le par Jean-Yves Degorre

 
En Italie, différentes équipe de recherche en neurosciences, ont scientifiquement prouvé que les stimulations tactiles comme les massages, ont un rôle important dans le développemnt cérébral et en particulier celui visuel du nouveau-né.
publiée dans "The journal of Neuroscience" explique que les massages accélérent le développemnt cérébral du nouveau né.L´équipe de chercheurs a démontré comment le massage dynamise en particulier l´action de l´IGF-1 (Insulin like growth factor 1), connu sous le nom de somatomédine, facteur de croissance sécrété par le foie et transporté dans le sang. 

Le toucher est le sens le plus oublié de notre civilisation moderne.
De nombreuses études ont démontré que la peau est un organe déterminant dans le développement du comportement humain
Les bienfaits des massages ne s'arrêtent pas donc pas à la seule relaxation ! Beaucoup de pratiquant savaient déjà le rôle important du massage dans la lutte  contre les symptômes récurrents et les affections chroniques. Un atout santé pour cette technique du toucher qui soulage les douleurs par un positionnement spécifique des mains. Suédois, thaïlandais, shiatsu, chinois… les massages participent à faire tomber les tensions du corps et agir sur le psychisme en apportant une sensation de mieux-être.

Signalons qu’en France, le "massage à but thérapeutique" ne peut-être revendiqué que par des masseurs kinésithérapeutes attitrés. Les personnes n’ayant pas suivi de formation de masseurs-kinésithérapeutes ne peuvent prétendre qu’à dispenser des massages ou méthodes de relaxation à but de détente sans aucun buts thérapeutiques... Les bienfaits du massage qu’il soit thérapeutique ou de relaxation sont nombreux et permettent aux receveurs de lutter contre le stress environnant de la vie quotidienne...

Les bienfaits du toucher, le mot massage étant  sous verrou, sont nombreux. Notons quelques points essentiels:

Les échanges sont
d'autant plus efficace que l'on y associe le toucher. Une bonne communication (mettre en commun) est essentiel pour un bon épanouissement psychologique.
La réduction du stress et les bienfaits généraux sur le corps sont aujourd'hui démontrés. Le toucher favorise la production de sérotonine et d’oxytocine et réduit le taux de cortisone dans le corps.
Le toucher est aussi porteur de lien, confortant une présence mutuelle en sympathie (sym-pathie : sentir ensemble). 

Ainsi, près de la moitié d'entre nous, pourraient être dépourvus des bienfaits physiques, psychologiques et sociaux qui sont essentiels à leur santé et à leur bien-être, uniquement parce qu’ils sont privés de toucher.
Un chercheur specialisé dans le toucher, Ashley Montagu, révéla que les enfants privés de toucher affectueux en ressentent les conséquences dans leurs os : de petites lignes de croissance retardée, appelées lignes de Harris, apparaissent à l’extrémité du tibia et du radius.
 J'ai lu sur le site de cordis que "Caresser la main d'une personne malade est un reflexe naturel pour la plupart d'entre nous; mais une récente étude menée par des chercheurs de l'Académie Sahlgrenska en Suède vient de démontrer que ce geste crée en réalité une sensation très agréable et permet de soulager la douleur.

Les chercheurs ont mené plusieurs tests sur un groupe de personnes en bonne santé à l'aide d'une technique appelée microneurographie. Les tests ont montré que les signaux émis lors d'une caresse sont directement envoyés au cerveau et permettent ainsi de soulager la douleur. Les résultats ont été publiés par la revue Nature Neuroscience.

«En fait, les signaux qui indiquent que quelqu'un nous caresse vont directement au cerveau et ne sont même pas bloqués par les éventuels signaux de douleur que perçoit la même région du cerveau», explique Line Löken, étudiant de troisième cycle en neurophysiologie à l'Académie Sahlgrenska. «En fait», ajoute-il, «c'est plutôt le contraire qui se produit; les impulsions résultant des caresses «amortissent» les impulsions de douleur.» "

Nous éprouvons tous, peu importe notre âge, le besoin d’être touché avec amour et tendresse.
Le toucher est un besoin essentiel!
Le toucher nous "donnerait une vision" différente, meilleure?
A méditer!


http://cordis.europa.eu/fetch?CALLER=FR_NEWS&ACTION=D&SESSION=&RCN=30686

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/59474.htm

Publié dans Santé

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Aimer la main ouverte de Ruth Sanford

Publié le par Jean-Yves Degorre

 Merci à mon amie Huguette de Marrakech de m'avoir fait connaitre ce texte de Ruth Sanford.

« Une personne compatissante, voyant un papillon lutter pour se libérer de son cocon, et voulant l’aider, écarta avec beaucoup de douceur les filaments pour dégager une ouverture.

Le papillon libéré, sortit du cocon et bâtit des ailes mais ne put s’envoler.
Ce qu’ignorait cette personne compatissante c’est que c’est seulement au travers du combat pour la naissance que les ailes peuvent devenir suffisamment fortes pour l’envol.
Sa vie raccourcie, le papillon la passa à terre. Jamais il ne connut la liberté, jamais il ne vécut réellement ».     

Apprendre à aimer la main ouverte est une tout autre démarche.

C’est un apprentissage qui a cheminé progressivement en moi, façonné dans les feux de la souffrance et les eaux de la patience.

J’apprends que je dois laisser libre quelqu’un que j’aime, parce que si je m’agrippe, si je m’attache, si j’essaie de contrôler, je perds ce que je tente de garder.

Si j’essaie de changer quelqu’un que j’aime, parce que je sens que je sais comment cette personne devrait être, je lui vole un droit précieux, le droit d’être responsable de sa propre vie, de ses propres choix, de sa propre façon de vivre.

Chaque fois que j’impose mon désir ou ma volonté, ou que j’essaie d’exercer un pouvoir sur une autre personne, je la dépossède de la pleine réalisation de sa croissance et de sa maturation. Je la brime et la contrecarre par mon acte de possession, même si mes intentions sont les meilleures.

Je peux brimer et blesser en agissant avec la plus grande bonté pour protéger quelqu’un.

Et, une protection et une sollicitude excessives peuvent signifier à une autre personne plus éloquemment que des mots « tu es incapable de t’occuper de toi-même, je dois m’occuper de toi parce que tu m’appartiens. Je suis responsable de toi. »

Au fur et à mesure de mon apprentissage et de ma pratique, je peux dire à quelqu’un que j’aime : « Je t’aime, je t’estime, je te respecte et j’ai confiance en toi. Tu as en toi ou tu peux développer la force de devenir tout ce qu’il t’est possible de devenir, à condition que je ne me mette pas en travers de ton chemin. Je t’aime, tant que je peux te laisser la liberté de marcher à coté de moi, dans la joie et la tristesse.

Je partagerai tes larmes, mais je ne les éloignerai pas de toi ; je m’efforcerai d’écouter ce que tu veux dire, avec tes paroles à toi, mais je ne serai pas toujours d’accord avec toi.

Parfois je serai en colère, et quand je le serai, j’essaierai de te le dire franchement, de façon à ne pas avoir besoin  d’être irritée de nos différences, ni de me brouiller avec toi.
Je ne peux pas toujours être avec toi ou écouter ce que tu dis, parce qu’il y a des moments où je dois m’écouter moi-même, prendre soin de moi.

Quand cela arrivera, je serai aussi sincère avec toi que je pourrai l’être. »

Ruth SANDFORD - poéte américaine née en 1906.

Publié dans Spiritualité

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